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23 août 2012

Vivre

Vivre l'instant présent, ne pas remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui.
 
A une période de sa vie, on se pose la question.
«  Ai-je réussie ma vie?   ».


Vivre, c’est maintenant.

La vie est tellement dure, fragile mais belle.
Elle tient sur un fil, du jour au lendemain, elle peut s'arrêter.
Pour le comprendre, je pense qu’il faut avoir frôlé la mort pour s’en rendre compte.
Ma vision des choses a beaucoup changée à partir de ce moment là.
Même si ma propre vie a moins d’importance que celle de ceux qui m'entoure.
Faut profiter de chaque instant et saisir les opportunitées.
Nous avons tant à accomplir, même si rien est facile et acquis, faut pas baisser les bras.
On peut parfois être découragé vu que la socièté et l'administration nous compliquent la vie,
on doit se battre car c'est aussi pour ceux qui se trouvent comme nous, dans le besoin.
Mon combat est celui de tous.

Dans ma vie, j’ai eu beaucoup de peine et de remords.
Mais j’ai aussi des moments merveilleux.
Et grâce à ma famille et mes amis proches, mes journées sont remplies de bons souvenirs.
Je ne pourrai vivre sans eux.L'entourage est très important pour combattre la maladie.

Des remords, oui, j’en ai, comme tout le monde je pense.
Je regrette de ne pas avoir profité de la vie lorsque la maladie me le permettait.
Mais la timidité et le complexe m’ont beaucoup gênés.
Je réfléchissais de trop.
Toujours à me dire « non, je suis trop bête pour cela, ou, je ne mérite pas cette attention… »
pareil dans mes relations sentimentales,dans ma tête c’était impossible qu'un homme
puisse poser son regard sur moi.
Ainsi, je suis passée à côté de belles histoires. 
A l'heure actuelle je suis toujours dans cet état d'esprit malgré ma relation avec mon ex-ami qui a durée plusieurs années, 
bien que notre séparation soit liée à des problèmes d'incompréhensions.
Mais la vie réserve aussi de belle surprise puisque depuis près d'un an,
je fréquente un homme extraordinaire. Et c'est grâce à l'AFM que j'ai fait sa connaissance.




Mais le remord qui me ronge le plus est difficile à en parler.

Je regrette de ne pas être mère.
Malgré mes démarches pour obtenir l'adoption, cela s'est avéré être un échec.
Nous vivons dans une société où les handicapés n'ont droit qu'à peu de chose.
Mais surtout pas au bonheur. Lors de mes entretiens qui ont durés plusieurs mois,
j'ai entendu des propos lamentables.Les questions qui m'ont été posées ont été totalement déplacées.
On m'a jugée sur mon physique et non sur mes capacités.
De plus, je n'étais pas mariée,par contre, on m'a bien fait comprendre que si j'étais lesbienne,
j'aurai pu obtenir l'agrément.
La seule personne qui était favorable est le psychiatre.
Bref, je suis ressortie  anéantie.
Un souvenir douloureux mais je ne regrette pas, au moins j'aurai essayé.
Ce qui me désole, c'est que je pourrai avoir un enfant mais le risque qu'il soit comme moi est important.
Pour obtenir les résultats d'un dépistage pré-natal, demande du temps et
parfois le délai pour pratiquer un avortement est dépassé.
Puis, faut être prêt psychologiquement pour accepter un IVG .
Alors, j'ai fait mon deuil d'avoir un enfant.

La peine?


Ma peine a été lors du décès de mon père. Un choc brutal.
La veille au soir tout va bien et le lendemain matin, il n'est plus là.
Alors les questions remplissent ma tête, " Pourquoi lui et pas moi? A t-il souffert? Que s'est-il passé? "
Je me souviens parfaitement de tout. J'étais chez moi à Troyes, ma grand mère téléphone.
Sur le coups je comprends pas bien. On rentre vite à Sens, bien que nous avons mit moins de temps que d'habitude,
ça m'a paru beaucoup plus long.
Il faut que je me rende à l'évidence, c'est fini.
Moralement, c'est dur, je pars dans le midi de la France pour me reposer et remonter la pente. Ce chagrin a fait évoluer la

maladie encore plus rapidement.

Puis il y a eu le décès de mon Labrador,mon chien d'assistance qui a toujours été précieux.
C'était mon double.C'étais un chien hors du commun.

Il y a quand même des moments où je suis fière de mes décisions,
comme celle où j'ai avec ma mère évité la maison de retraite à ma grand mère.
Lors de son hospitalisation, ma grand mère est allée dans un service où le personnel était extra,
d'ailleurs ma petite mamy était chouchoutée.
Puis le médecin a été très bien. Il était humain.
Je ne voulais pas d'acharnement thérapeutique pour la maintenir en vie.
Je connais la souffrance et je ne voulais pas que ma grand-mère souffre.
Il fallait la laisser partir gentiment. Ma maman était d'accord avec moi.
La cause de son hospitalisation  : un AVC.
Elle est décédée quelques mois après à l'âge de 96 ans, un grand âge mais pas un bel âge!
Elle est restée chez elle jusqu'au bout parce qu'elle avait une volontée incroyable.

Une question que je me pose : Est ce qu'un jour, je leur ai dit que je les aimais?

Des rêves, a-t-on des rêves?

Oui bien sur, on ne peut pas vivre sans rêves.
Pour ma part, j'en ai plusieurs. Il est évident que certains resteront des rêves.
Mais il faut rêver, cela permet d'avoir un but même si on nel'atteint jamais.
Les miens sont pour la plupart irréalisables.
Par exemple, je rêve d'aller au Pérou. Seulement je n'en ai pas les moyens et avec l'handicap cela est impossible.
Alors grâce à Internet je voyage en regardant les sites péruviens et en écoutant la musique de là-bas. J'aimerai aller à Venise

et voir son carnaval J'aime voyager. La Corse me fait rêver également.
J'aurai aimé travailler, être utile à la société.
Mais mon rêve actuel qui me tient à coeur est d'épouser mon ami. J'aime énormément cet homme et je ne concois pas ma vie sans

lui.
Peut être que celui-ci se réalisera un jour !!

Dans la vie, il faut réaliser ses rêves lorsqu'on  en a la possibilité.
On vit sans se poser deux minutes pour faire le point.
Après lorsqu'il est trop tard on se dit : " zut, je n'ai pas fait ce que j'aurai aimé,
ou je suis passée à côté de beaucoup de choses."

Il est vrai que la vie actuelle est difficile et je pense qu'on est responsable de cela.
On a laissé le pouvoir prendre le dessus sur nous.
Mais la vie vaut la peine d'être vécue malgré tout.
Pour cela il faut être davantage à l'écoute de ceux qui ont besoin de nous.
Et se dire qu'il y a pire que soi.

Ma revenche?

J'en ai une, malgré la trachéo, j'ai décidé de vivre "comme tout le monde".
J'ai fait l'acquisition d'une maison, proche de chez maman.
Des auxiliaires de vie s'occupent de moi et ma maman prend le relais à la fin des interventions.
Même avec l'handicap, on a le droit d'être heureux et de vivre,
une association comme l'AFM nous est très précieuse,elle est à nos côtés et à notre écoute.

Alors n'hésitez pas, dites aux personnes qui vous sont chères que vous les aimez et vivez vos rêves.

La phrase finale

REVE PAS TA VIE, VIS TES REVES


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